Bruits de fond

background noises

Exposition à la galerie d’art contemporain d’Auvers-sur-Oise. Événement organisé en 4 scènes qui rassemblent des propositions plastiques pointant des interrogations sociales actuelles.

18 Janvier / 9 mars 2014
Vidéo-danse d’Annie Dumont avec la participation de Vincent Deletang.

Merci à la ville d’Auvers-sur-Oise et son équipe culturelle pour leur soutien.

Scénographie Lien vers cette section : Scénographie

L’événement organisé en 4 scènes rassemble des propositions plastiques qui pointent des interrogations sociales actuelles ainsi qu’une réflexion sur le travail in situ relatif à l’espace de présentation et à la population locale par le biais de ressources de médiation intégrées, de workshops et de ressources externes.

Le dispositif est associé à un site dédié développé pour l’occasion, dont les ressources sont accessibles via des codes d’accès disposés dans l’exposition. Le visiteur, ou le groupe cible, complète ainsi, sur place et à la demande, les informations disponibles dans le lieu ; il peut réagir dans les forums.

L’art n’a vraisemblablement que très peu d’impact sur le déroulement des choses du monde. Ce qui n’interdit en rien de prendre position. Des questions surgissent alors : comment traduire ses indignations sans verser dans la communication ? Comment se comporter avec le public sans être donneurs de leçons ? Comment saisir la gravité du monde avec de l’engagement et de la distance, avec aussi de la légèreté, de l’humour et de la poésie ?

4 scènes Lien vers cette section : 4 scènes

Scène 1 : Lien vers cette section : Scène 1 :

Accroche toi, Ikea et moi, Don’t be evil, Bruit de fond, Småland

Des entreprises mondiales (Google, Ikea, Apple...) développent des stratégies invasives qui contaminent l’idée même de culture. Ces approches sophistiquées (branding) troublent les repères : qu’est-ce qui relève de la culture, qu’est-ce qui relève du commerce ? Des interventions proposent un répertoire de gestes critiques, de détournement et de réappropriation.

Scène 2 : Lien vers cette section : Scène 2 :

Vietnam 2012.

Au cours d’un voyage touristique au Vietnam des souvenirs reviennent en mémoire, nos réactions critiques des années 70 face à la guerre, un morceau de guitare de Jimi Hendrix et une chanson de Frank Zappa, des bribes d’Apocalypse now, le 17e parallèle, un livre de Marguerite Duras, et des échanges suivis avec Lucien, un oncle, qui partage ces documents personnels à propos de la guerre d’Indochine.

Une réactualisation d’un passé intime qui déclenche une curiosité pour l’histoire et ses prolongements au présent (l’actualité des Công Binh, déplacés de force indochinois ; le questionnement des enfants vietnamiens adoptés dans les années 70...).

L’installation Vietnam 2012 mêle des éléments historiques ou actuels, privés ou publics ; carnet de voyage en ligne, photographies de voyage, peintures d’artistes vietnamiens, correspondance, photos de famille, coupures de presse. Voir à ce sujet le texte de Jean-Marie Baldner : « De l’objet-laboratoire au texte-laboratoire. Un voyage vietnamien » (voir ce lien).

Scène 3 : Lien vers cette section : Scène 3 :

murmures d’ensemble. Un murmure est une petite carte de couleur portant un texte imprimé trouvé dans des lectures ou collectés lors d’interventions publiques antérieures. Il relaie cette idée du « murmure des sociétés » évoquée par Michel de Certeau, un bruissement continu de commentaires, de contournements et de réappropriations populaires.
Les visiteurs ont la possibilité de choisir une carte mais laissent en échange un texte que nous éditons pour enrichir le fonds existant (voir ce lien).

Scène 4 : Lien vers cette section : Scène 4 :

Homebox, Délit de faciès, Rom.
Les situations de crise révèlent la grande fragilité des classes populaires et cristallisent le rejet de l’étrange(r). Afin d’aider les personnes sans domicile à s’organiser, des collectifs proposent des moyens de fortune pour entreposer leurs effets personnels : casiers, conteneurs, boites diverses voire poubelles servent de rangement. Certaines accompagnent des Roms dans leur intégration et d’autres se mobilisent contre les manifestations du racisme ordinaire.

Annie Dumont Lien vers cette section : Annie Dumont

Annie Dumont (voir ce lien) propose une installation vidéo danse avec la participation de Vincent Deletang, Oui, je vois, je vois qui présente la performance d’un danseur discret sur la perception de l’indistinct. L’uniformisation culturelle est une disposition établie ou supposée qui tend à donner aux éléments ou aux individus une forme unique. Notre attention est concentrée sur cette reproduction à l’identique quand nous pourrions aussi bien y percevoir la résistance de certaines caractéristiques.

Communiqué Lien vers cette section : Communiqué

La galerie d’art contemporain d’Auvers-sur-Oise présente bruits de fond, une proposition de Patricia d’Isola et Christophe Le François, qui invitent à cette occasion la chorégraphe Annie Dumont.

L’exposition s’organise en quatre scènes regroupant les travaux récents, où les visiteurs ont la possibilité d’intervenir directement, ou à distance, via des flascodes donnant accès à des pages web.

Ce projet est lié au programme de recherche européen EMEE (EuroVision Museums Exhibiting Europe) qui explorait la question de la démocratisation culturelle en lien avec des musées d’histoire, des universités, des scénographes et des artistes contemporains.

L’album Lien vers cette section : L’album

Scène 1 : vue d'ensemble
Scène 1 : vue d’ensemble
Scène 1 : vue d'ensemble
Scène 1 : vue d’ensemble
Scène 2
Scène 2
Scène 2
Scène 2
Scène 2
Scène 2
Scène 3
Scène 3
Scène 3
Scène 3
scène 4
scène 4
Scène 4
Scène 4
Installation vidéo danse d'Annie Dumont avec la participation de Vincent Deletang : Oui, je vois, je vois
Installation vidéo danse d’Annie Dumont avec la participation de Vincent Deletang : Oui, je vois, je vois
Murmures d'ensemble, installation participative
Murmures d’ensemble, installation participative

Photographies : patricia d’isola et christophe le françois

Pour prolonger

  • Cités rêvées ?

    Dream cities ? 2019

    Exposition à la galerie d’art contemporain de la ville d’Auvers-sur-Oise, octobre/novembre 2019

  • Peaux de chose

    Robe

    J’ai commencé une collection en 2020, juste après la pandémie de Covid. Pour l’instant elle se compose de quatre modèles, d’autres sont en préparation. Les thèmes abordés : l’environnement, les activités humaines, le climat, les animaux en voie de disparition, les femmes et les libertés. Je présente pour l’exposition « Le feu au lac » : Peaux de chose de la collection, tendance Espèces menacées

  • Libres

    Photographies

    Libres de nos corps
    Libres de nos pensées
    Libres de nos choix
    Libres de nos désirs

  • Dis-toi que je t'aime, n°2

    Dis-toi que je t’aime

    Édition

    Édition réalisation en collaboration à l’occasion d’ARTSHOP galerie 2024